Ma plus belle étoile.
Julie
Ce 1er mai je pars au travail comme chaque jour sans me douter que cette journée serait le 1er jour du reste de ma vie.
Il est 7h15 quand j'arrive à mon bureau. A 7h20, je regarde mon téléphone qui vient de sonner. Un message sur le groupe du village indique des bouchons à quelques km suite à un grave accident, un frontal entre 2 voitures.
Ni une, ni deux, je regarde la localisation de ma fille Emma. Elle a 18 ans et a son permis de conduire depuis 3 semaines. Snapchat m’indique qu’elle se trouve exactement à l’endroit où a eu lieu l’accident. J’essaie de l’appeler mais elle ne répond pas. Je lui écris mais elle ne répond toujours pas. J’appelle ma voisine qui va sur les lieux et qui me confirme qu’il s’agit de la voiture que conduisait ma fille.
Je reste 3 heures à attendre désespérément des nouvelles, que l’on me dise comment va ma fille. Après avoir appelé 3 fois la gendarmerie, qui n’a pas pu me renseigner, mon chef reçoit un appel de la médecine du personnel où je suis attendue. Je me doute bien, à ce moment-là, qu’il se passe quelque chose de grave. Quand j’arrive chez le médecin, deux gendarmes m’attendent, assis à une table. Sans un mot, je comprends que mon Emma est décédée dans ce tragique accident.
Depuis ce jour, notre vie est brisée. On ne vit plus, on survit. Chaque matin où on se lève est un jour de plus sans elle et chaque soir quand on se couche est un jour de moins sans elle. On reste fort pour sa petite sœur mais, de l’intérieur, on est brisé.
Emma avait un tatouage où était écrit « Le seul remède, c’est le temps ». Cette phrase prend maintenant tout son sens à nos yeux. Et oui, du temps, il va en falloir pour apprendre à vivre avec son absence.
